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2021 - 13 septembre : première visite d'un premier ministre israélien en Egypte depuis 10 ans.

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2021 - 13 septembre : 51 hébreux noirs de Dimona (sur environ  3000 ) sont sommés de quitter Israël dans les 60 jours

"Les hébreux noirs de Jérusalem" sont arrivés des Etats-Unis après 1969.

"créée dans les années 1960 par un ouvrier métallurgiste de Chicago, Ben Carter "Ben Ammi", l'organisation s'intègre dans un ensemble de mouvements américains apparus à la fin du XIXe siècle et collectivement qualifiés de Black Hebrews (hébreux noirs) ou de Black Hebrews Israelites.

Ces mouvements considèrent tous que les noirs actuels descendent des anciens Israélites de la Bible, et rejettent le christianisme au profit d'une religion basée sur l'Ancien Testament, et plus ou moins proche du judaïsme traditionnel selon les groupes. La majorité des organisations Black Hebrews peut être considérée comme adhérant à l'idéologie dite du Nationalisme noir. En plus de ces idées, communes aux autres groupes, l'Original Hebrew Israelite Nation a des croyances et des pratiques spécifiques, comme l'émigration vers Israël, un régime alimentaire végétalien, et l'autorisation de la polygamie."

"Quelque 3 000 membres du groupe vivent en 2014 en Israël2, plusieurs milliers d'autres vivent aux États-Unis, et quelques dizaines vivent en Angleterre ou en Afrique.

Ben Ammi – décédé en 2014 – , travaillait dans une fonderie de Chicago lorsque des émeutes raciales ont explosées en 66. Il aurait alors eu une vision de l’Ange Gabriel lui demandant de conduire les « enfants d’Israël » que compte la communauté afro-américaine sur leur terre originelle. Après une étape de deux ans au Liberia afin de reconnecter avec leurs racines africaines, le groupe d’environ 400 personnes, mené par Ben Ammi, est donc entré en Israël. Mais la "loi du retour" ne leur bénéficiant pas, il ont du batailler pour obtenir la nationalité israélienne et à défaut pour obtenir le droit de rester dans le pays.

Certains ont été expulsés plusieurs fois avant que la communauté n’obtienne le droit de s’installer dans le « centre d’absorption » de Dimona, destiné à l’origine aux immigrés russes. C’est en périphérie de cette ville créée ex-nihilo dans le désert du Néguev, qu’ils ont fondés le « kibboutz urbain » de Shomrey HaShalom (« le village de la paix »).

...les « Black Hebrews » ne bénéficiaient ainsi au départ que du statut de résidents temporaires. Mais leur situation a connu une avancée considérable en 2003, à l’occasion d’un accord passé avec les autorités israéliennes par lequel ils obtenaient le statut de résidents permanents, devenant du même coup la première communauté non-juive soumise à l’obligation du service militaire pour les hommes comme pour les femmes.

Malgré ces avancées, seule une infime minorité à pu obtenir la nationalité israélienne et la communauté estime qu’une centaine de ses membres ne bénéficie encore aujourd’hui d’aucun statut.

Les « Hébreux noirs » se considèrent comme les descendants de la tribu de Juda, c’est-à-dire des juifs présents originellement en Israël, chassés par les Romains en 70. Leurs ancêtres se seraient réfugiés en Afrique de l’ouest avant d’être pris dans le système esclavagiste qui les a menés aux Etats-Unis.

Ils se considèrent donc comme judéens et partagent de nombreuses traditions avec les juifs : ils observent le shabbat, célèbrent la plupart des fêtes juives et leurs enfants sont circoncis selon la tradition hébraïque. En revanche, ils n’hésitent pas à prononcer le nom de « Yahvé », alors que c’est interdit dans la tradition juive, et refusent de célébrer Hanouka et Pourrim. Ils ne reconnaissent par ailleurs ni l’autorité des rabbins, ni celle du Talmud, et s’en tiennent à la lecture de l’Ancien Testament, mais aussi de certains passages du Nouveau.

En plus des fêtes juives, les Hébreux afro-américains célèbrent tous les ans la « Pâque du nouveau monde » qui commémore l’exode des États-Unis en mai 1967 et fait écho au retour des enfants d’Israël annoncé dans le Livre de Jérémie (23, 7-8).

La communauté suit par ailleurs des règles strictes : ses membres mangent végan, ne portent pas de vêtement synthétique, ne consomment ni tabac ni alcool, privilégient le soin par les plantes et les accouchements naturels et pratiquent des exercices physiques réguliers. Ces règles visent à conserver un corps sain, condition selon eux d’une spiritualité saine.

Les Hébreux noirs ne se considèrent d’ailleurs pas comme juifs, mais comme judéens et préfèrent la notion de spiritualité à celle de religion. C’est ce refus de se convertir au judaïsme qui explique en partie leur difficulté à obtenir la nationalité israélienne.

Près de 500 vivent dans le « Village de la paix » tandis que 2 000 habitent la ville même de Dimona et 500 autres dans le reste du pays. Leur population s’est agrandie rapidement ...

La communauté s’est dotée d’un Holy Council, composé de douze « princes ». Douze ministres s’occupent quant à eux d’organiser la vie quotidienne de la communauté tandis que des « frères et sœurs couronnées » sont en charge d’assurer l’équilibre et l’harmonie au sein du groupe en supervisant notamment les questions professionnelles et éducatives. Enfin, une vingtaine de prêtres est en charge de la vie spirituelle de la communauté.

Chaque habitant du « Village de la paix » donne une partie de ses revenus au fond communautaire qui permet de venir en aide à ceux d’entre eux qui sont dans le besoin ainsi que d’entretenir les lieux de vie. Par ailleurs, des revenus considérables proviennent de dons issus des Hébreux noirs vivant aux États-Unis.

Outre leur participation au service militaire israélien, les Hébreux afro-américains manifestent en de nombreuses occasion leur volonté d’être pleinement intégrés à la société israélienne. Ainsi, la plupart sont employés en dehors du village, des cours de perfectionnement en hébreu sont proposés aux adultes et le drapeau israélien surplombe la cour de l’école du village créée en 1993, où les enfants entonnent l’hymne national tous les matins. Cette école de la fraternité, qui compte désormais presque 20 classes et accueille des élèves de la crèche à la terminale, est d’ailleurs reconnue par le Ministère de l’éducation israélien qui la finance et laisse la liberté aux Hébreux noirs d’y enseigner leur Histoire et leur spiritualité." (observatoirepharos.com)

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2021 - 13 septembre : 300 parlementaires (dont 9 français) des USA et d'Europe demandent (cf transatlantic.institute.org) l'arrêt de la focalisation de l'ONU sur Israël. Ils donnent les exemples suivants :

"En 2020, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté 17 résolutions unilatérales contre Israël et seulement six résolutions dénoncent six des 192 autres États membres pour violations des droits de l'homme.

Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies ne cible qu'un seul État - Israël - avec un point d'ordre du jour, séparé et indépendant (n° 7), tandis que les violations des droits de l'homme de tous les autres pays sont examinées sous un seul point d'ordre du jour (n° 4).

Actuellement, 21 % des résolutions adoptées par le Conseil des droits de l'homme ne concernent qu’Israël.

En septembre dernier, le Conseil économique et social des Nations Unies a uniquement condamné Israël, seul pays parmi toutes les nations, pour avoir prétendument violé les droits des femmes."

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2021 - 12 septembre : Le ministre des affaires étrangères Yaïr Lapid propose une nouvelle vision pour Gaza et les relations avec Israël.

Lors d’une conférence à l’Institut de politique antiterroriste au sein de l’université Reichman d' Herzliya, Lapid explique qu'il recherche la stabilité des deux côtés de la frontière, sans pour autant négocier avec le Hamas. Il souhait modifier les conditions économiques à Gaza en leur proposant un avenir économique passant notamment par l'accès au gaz naturel, une usine de dessalement et d'autres projets. Ce type de proposition, déjà exprimée par le passé côté israélien s'était heurté à un refus net des autorités Gazaouis qui ne cachent pas que leur objectif n'est pas la cohabitation mais la destruction d'Israël.

"un plan en plusieurs phases dont l’objectif est de développer l’économie dans la bande. La première phase consisterait à reconstruire les infrastructures internationales en échange d’un contrôle international strict – et en échange aussi d’un retour au calme de la part du Hamas.

« Ce processus de remise en état des infrastructures sera défini par une série de critères préétablis, et chacun aura un calendrier spécifique. Toute violation de la part du Hamas arrêtera le processus ou le fera reculer », a dit Lapid."

Dans un second temps, un port et un "lien" routier seraient construits entre la bande de Gaza et la Cisjordanie.

Lapid a aussi promis que l’Égypte et l’Autorité palestinienne (AP) assumeraient un rôle dans le processus. L’AP, qui est placée sous la domination du Fatah, rival du Hamas, n’a presque aucune présence au sein de l’enclave côtière.

Dans la deuxième phase du plan, les deux parties envisageraient des projets plus ambitieux. Une île artificielle serait construite au large de la côte de Gaza – la construction d’un port à Gaza était proposée depuis longtemps – et la Cisjordanie et Gaza seraient liés par des projets d’infrastructure, a continué le ministre des Affaires étrangères.

C’est l’AP qui aurait la responsabilité des affaires civiles et économiques à Gaza dans ce cadre, a déclaré Lapid, qui n’a pas expliqué pourquoi – et comment – le Hamas pourrait consentir que son adversaire palestinien prenne en charge certains aspects du quotidien dans l’enclave côtière. L’insistance placée par l’État juif et par la communauté internationale sur cette délégation d’autorité à l’AP – et le refus du Hamas d’y consentir – ont torpillé des projets similaires dans le passé.

« La solution présentée ici ne parle pas de la solution à deux États, mais mon opinion sur le sujet est connue : Israël doit aider à renforcer l’Autorité palestinienne et négocier avec elle pour concrétiser la mise en place d’une solution à deux États », a affirmé Lapid. (times of Israël)

Mais pour Hazim Qasim, porte-parole du Hamas, "l'ennemi a recouru à des propositions variées pour affaiblir la résistance et ila échoué. Le recours à un tel plan indique qu'il est incapable de faire face à la résistance et au peuple palestinien".

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2021 - 5 septembre : évasion de six détenus palestiniens de la prison de haute sécurité de Gilboa dans le nord du pays.

Les évadés condamnés a perpétuité pour terrorisme sont tous originaires de jenine.

"Cinq sont des membres de second rang du Jihad islamique, groupe islamiste armé, satellite du Hamas, principalement actif dans la bande de Gaza. La plupart purgeaient des peines à perpétuité pour des actes de terrorisme. L’un d’eux, Iham Kamamji, avait été arrêté en 2006 et condamné pour l’enlèvement et le meurtre d’un garçon de 18 ans, Eliyahu Asheri, près de la colonie d’Ofra, en Cisjordanie. Qu’ils aient été détenus si près de leur région natale, où ils pouvaient bénéficier d’aide, a suscité des critiques de responsables anonymes dans la presse."

Ils sont sortis le jour de Roch Achana par un tunnel d'une vingtaine de mètres de long qu'ils sont creusé à partir des toilettes. Une gigantesque chasse à l'homme s'engage alors aboutissant à la reprise à Nazareth de quatre d'entre eux en quelques jours.

 "La police israélienne a annoncé, samedi 11 septembre, l’arrestation, dans le camp de Jénine, de Zakaria Zubeidi, l’ancien chef de la branche armée du parti laïc Fatah et le plus connu des six évadés, et de Mahmoud Ardah, dans le village arabe de Shibli Umm al-Ghanam, à une dizaine de kilomètres à l’est de Nazareth. La veille, elle a annoncé l’arrestation de Yaqoub Qadri, 48 ans, et Mahmoud Abdullah Ardah, 45 ans, deux membres du Jihad islamique palestinien, dans la ville de Nazareth, située à une trentaine de kilomètres de la prison de Gilboa."

Les deux derniers fugitifs sont arrêtés à Jeanine le dimanche 19 septembre.

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2021 - 30 aout : Covid - l'épidémie a fait  7 000 morts en Israël depuis le début fin 2019. Un million de personnes ont été testées positives sur une population d'environ 9 millions.

 

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2021 - 21- 22 aout : importantes manifestations à la frontière avec Gaza à proximité du poste frontière Karni. Les manifestants tentent de franchir la frontière. L'appel à manifester a réuni plusieurs milliers de manifestants suite à l'appel du Hamas qui souhaite marquer le 52e anniversaire de l'incendie d'Al-Aqsa en 1969. ( L'incendie avait été provoqué par un fondamentaliste chrétien australien dérangé ). L'armée israélienne est intervenue. Il y a selon le Hamas 41 blessés chez les Palestiniens.

Barel Hadaria Shmueli, 21 ans,  un tireur d'élite de la police aux frontières a été blessé le 21 août par un palestinien qui lui a tiré dessus à trois reprises à bout portant. Il est mort neuf jours après.

 

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 2021 - 16 aout : premier tir de roquettes depuis Gaza depuis la crise de mai.

Les ballons incendiaires continuent d'être envoyés depuis Gaza pour incendier champs et maisons en Israël. Ce dernier répond par des attaques de sites du Hamas.

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 2021 - 14 aout : La Pologne adopte une loi qui limite la possibilité de demander la restitution des biens spoliés durant la seconde guerre mondiale.

"La loi gèle les procédures en cours et empêche l’introduction de nouveaux recours par les descendants ou ayants droit de personnes expropriées par le régime communiste. Bien que seuls de 15 % à 20 % des cas concernent des descendants de victimes de la Shoah, c’est essentiellement à travers ce prisme que l’adoption de cette loi a été lue au niveau international."

Le texte est vivement critiqué par les gouvernements israéliens et américains. Le ministre des affaires étrangères israliien Yaïr Lapir, lui-même descendant d'un survivant de la Shoah y voit une loi immorale et antisémite" et déplore que la Pologne s’affirme comme un « pays antidémocratique et antilibéral, qui ne respecte pas la plus grande tragédie de l’histoire humaine ».

Le nouvel ambassadeur Israélien en Pologne, qui devait prendre son poste reste en Israël. L’ambassadeur polonais a, quant à lui, été invité à rester pour le moment dans son pays..Le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a dénoncé des décisions qui ont pour conséquence de « nourrir la haine contre la Pologne et les Polonais » en Israël.

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2021 - 16 juillet : d'après Hillel Neuer de l'ONG UNWatch, lsraël est le pays le plus condamné par le conseil des droits de l'homme de l'ONU sur la période 2006 - 2021, avec 95 mentions. Il est loin devant la Syrie (36) , La Corée du Nord (14), l'Iran (11) , la Birmanie (25), le Vénézuela (2) , le Belarus (12) , la Somalie (0), l'Erythrée ( 10), la Turquie, le Soudan, la Chine, l'Arabie Saoudite, le Quatar ou Cuba (0),

Pour mémoire, la Chine, Cuba, la Russie, l'Erythrée, la Somalie, le Pakistan et le Vénézuela siègent au CDH de l'ONU...

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2021 - 6 juillet : Une polémique avait éclaté en Juin lorsque l'autorité palestinienne avait refusé des vaccins en provenance d'Israël. Il s'agissait de vaccin qui se périment fin juiillet, et l'AP avait considéré que l'échange contre des vaccin qu'elle toucheraient en décembre n'était pas honnête. Israël a donc gardé son stock de 700 000 vaccins mais la Corée du Sud, plus pragmatiquee les a accepté pour vacciner sa population.

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2021 - 2 juillet : évacuation de l'avant-poste d'Eyatar situé près de Naplouse en Cisjordanie (Samarie) , qui intervient après un accord avec le gouvernement.